Le soleil sur ma peau a seché mes sanglots. Je me suis relevée et j'ai essayé d'avancer. Mes jambes n'étaient plus sous mon controle. Fais chier. Je me demande combien de temps j'ai pu rester là à chialer, en repensant à ces journées extraordinaires où le malheur me passait par dessus la tête. Où je nous pensais invincibles. J'ai été naïve, il faut se battre en amour, et bien souvent on se trompe, on se bat contre celui qu'on aime. Je ne vais pas rester là effondrée, c'est ce que je me dis depuis quelques temps et pourtant plus rien ne me soigne à part sa présence, son affection, sa protection. Je ne peux plus vivre sans lui, c'est tout autant définitif que la fermeture de ce blog. J'aurais aimé pouvoir garder un seul et unique blog mais je n'arrive pas à gérer que tout le monde puisse venir apprendre ma vie et me juger par rapport à ce qu'ils lisent. C'est bien plus complexe. J'aimerais ne plus souffrir de cette absence, pouvoir relativiser par le fait que j'ai déja tellement de chance d'avoir un homme qui m'aime pour l'éternité. Mais forcément je n'y arrive plus. J'ai besoin de CF, j'ai besoin de sa présence, ses blagues, ses bisous poulpes. J'ai besoin d'AL mais AL n'existe plus que dans mes souvenirs. J'ai besoin de PR mais PR nage dans le bonheur et ce serait purement egoiste de lui demander de tout arrêter pour s'occuper de moi. J'ai besoin de AA mais AA a d'autres soucis que moi. Et j'ai besoin de ML mais ML bien que mature est jeune et a besoin elle de ses amies. Le soleil a disparu, il ne sechera plus mes larmes. La pluie m'accompagne et suit mon humeur. C'est pas ça le printemps. Mais c'est pas grave.



